Histoire Erotique

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Léo, le petit poisson-pilote

Loin dans les années 90. J’étais jeune, élancé, élégant. Des heures durant, chaque soir de la semaine, je nageais, sans ne jamais vouloir m’arrêter. Un jour je vis arriver dans le bassin une bande d’adolescents de fin de lycée. Au bout de quelques séances je remarquai que l’un d’entre eux faisait faux bond à ses amis, et vint nager à mes côtés.

Proposée le 28/02/2019 par artaban

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Thème: Couple, passion
Personnages: HH
Lieu: Sauna, club, sexe shop
Type: Histoire vraie

XXII. Le petit poisson pilote

Il y a longtemps, très longtemps, bien loin dans les années 90…

J’étais jeune, fin, élancé, rapide et élégant. A cet instant, un avenir radieux me tendait les bras, la vie me souriait et je la dévorais à pleines dents. Pour entretenir ce corps si jeune, J’avais pris l’habitude d’aller nager le plus souvent possible, le plus longtemps possible, ce crawl lent qui libérait mon esprit et m’emmenait loin de tout en m’épuisant physiquement. Des heures durant, chaque soir de la semaine, quelquefois le mercredi et le samedi après-midi, de 15h à 21h, je nageais, je nageais, sans ne jamais vouloir m’arrêter.

Ce faisant, j’attirais sur moi l’attention d’un public curieux de voir quelqu’un s’entêter durant plus de 5 heures d’affilées, parfois plus. J’étais le seul à faire cela tandis que tous les autres barbotaient dans leur flaque. Certains, amorçaient même une brutale accélération quand ils étaient à ma hauteur, me lançaient un dérisoire défi que je ne relevais jamais. Mon objectif était ailleurs, l’endurance, la décontraction totale et rien d’autre, et certainement pas le stress d’une course dérisoire.

Se laisser porter par les eaux, oublier le reste dans ces bruits sourd et ces senteurs chlorés.

Un jour d’été, je vis arriver dans le bassin une petite bande joyeuse et bruyante d’adolescents de fin de lycée. Ils restaient entre eux, s’amusant avec une grosse chambre à air de camion que les maîtres-nageurs sortaient de temps en temps, et mettaient à la disposition de ces groupes de garçons agités et heureux. Sans doute la subtile manœuvre avait-elle pour but de circonscrire leurs ébats autour de ce gros donut, et tandis qu’ils s’épuisaient sur lui, de laisser en paix les autres baigneurs. Quelques années auparavant qui n’étaient pas si lointaines, c’était nous qui nous amusions avec, quand toute ma petite troupe de copains répondait encore présente à l’appel ! Mais quand ce temps fut passé, ce n’était plus les copains d’abords, au moindre coup de Trafalgar l’amitié ne prenait plus l'quart, elle ne nous montrait plus le nord. Nous nous sommes tous perdus de vue et une autre petite équipe était venue prendre la relève, occupant notre univers de jeux délaissé et vacant.

Au début, malgré leurs ébats, leurs cris et leurs éclats, je ne faisais pas trop attention à eux. Ils restaient de leur côté du bassin et n’empiétaient jamais sur la ligne d’eau où je nageais. Ce ne fut qu’au bout de quelques séances que je remarquai que l’un d’entre eux faisait faux bond à ses amis, et commença timidement à venir nager à mes côtés. Je ne me formalisai pas plus que cela, pensant simplement que cette petite tête blonde voulait juste nager un peu au calme, sans plus d’intérêt pour ma personne. Au début, il ne me suivit que le temps de quelques longueurs, sans manifester l’intention d’un défit. Mais de séance en séance, il s’accrocha et commença réellement à progresser, jusqu’à ne plus nager qu’à mes côtés, jusqu’à ne plus s’intéresser à ses amis, qui finirent un jour par déserter le bassin à leur tour. Pourtant, contre toute attente, lui continua à venir, seul et à nager à mes côtés. Il ne vint plus seulement le mercredi, mais également le samedi et quelquefois le vendredi soir.

Je commençai à m’habituer à sa présence, voire même à m’y attacher un peu, au point d’être déçu les jours où il ne vint pas, et de le surnommer affectueusement « mon petit poisson-pilote ».

Les poissons-pilotes, ce sont ces drôles de tous petits poissons qui accompagnent les grands prédateurs marins, et qui profitent du courant qu’ils génèrent, sans ne jamais devenir leur proie. Je me demande encore aujourd’hui lequel de nous deux était le véritable chasseur, moi qui aimais séduire, ou lui qui approchait curieux, la périphérie de mon univers.

Quand je pris réellement conscience de son assiduité, de sa fidélité, et peut-être de son attachement, une complicité silencieuse s’insinua entre nous. Nous ne nous parlions jamais autrement que par des échanges de regards que nous comprenions d’instinct. Tout ce que je connaissais de lui, c’était cette petite tête à la chevelure blondes qui dépassait de l’eau, ses magnifiques yeux bleus délavés et ce petit nez retroussé, moucheté de taches de rousseur qui s’attardaient encore. Un vrai coup de cœur ! Il était l’un de ces garçons lumineux qui brillaient parmi la foule bigarrée et anonyme de baigneurs de tous âges.

Jamais il ne portait de lunettes de protection, alors un jour, je décidai d’en acheter une seconde paire comme la mienne, l’enroulant autour de mon bras en l’attendant. Quand il arriva enfin vers moi, je la lui tendis et il l’accepta avec un joli sourire d’ivoire. Fidèle à notre habitude, nous n’échangeâmes aucun mot, mais je lus un simple merci dans l’expression de son regard et à la manière dont il me sourit. Ainsi était la règle tacite que d’un accord commun tout aussi tacite nous avions établie entre nous deux. Notre complicité était devenue telle, qu’aucun mot n’était nécessaire. Nous devenions Georges et Alexandre.

Puis un jour, arriva ce qui devait arriver. Nous sortîmes de l’eau en même temps, c’était presque l’heure de la fermeture, seuls restaient quelques retardataires qui « trempettaient » encore, appuyés sur le rebord du bassin. Autant dire qu’à cette heure tardive, les vestiaires étaient vides.

Le petit poisson-pilote quant à lui me précéda pour regagner les douches, et je remarquai pour la première fois qu’il y avait un corps sous cette ravissante tête blondes. Et quel corps ! Il était un peu plus petit et plus frêle que moi, et malgré mon jeune âge, j’enviais ce corps encore plus jeune à la peau si claire. Un sentiment de désir intense commençait à m’envahir tout doucement et transperçait mon cœur.

Son petit slip de bain bleu ciel semblait un peu trop grand pour lui, et malheureusement ne mettait que peu en valeur ses petites fesses que je devinais toutefois très rebondies. S’il n’y avait eu ce maudit cordon qui le maintenait en place, je crains fort que ce malheureux serait reparti cul nu, et le reste aussi d’ailleurs. C’est avec plaisir et délice que je lui aurais servi de rempart, pour protéger sa pudeur ainsi exposée à la vue de tous. Déjà, il me semblait ne devoir appartenir qu’à moi et à moi seul.

Tandis qu’il avançait, le petit maillot bleu avait la farceuse tendance à glisser subrepticement vers le bas, m’offrant à moi l’alléchante vision de la naissance de ses fesses, et l’obligeant lui, de temps en temps, à le réajuster un peu. Il n’y avait aucune ligne de bronzage. Soit il ne s’exposait jamais, soit il ne bronzait pas comme certains blondinets, à moins qu’il ne fut naturiste.

Arrivé aux douches, il se retourna face à moi si brusquement, qu’il surprît mes yeux là où ils n’auraient jamais dû se poser. Je venais d’être pris en flagrant délit d’un détournement de regard ! Je ne pus réfréner un petit rougissement de mon visage qui trahissait mon acte délibéré et intentionnel, alors qu’il m’aurait suffi de ne pas réagir, pour que cet « attouchement visuel » passa pour fortuit. Lui, plein d’élégance, détourna la tête pour ne pas me gêner plus encore, faisant mine de n’avoir rien vu et de regarder ailleurs. Je devinai cependant l’amorce d’un petit rictus qui sembla vouloir me dire qu’il se sentait flatté, un petit sourire qui me semblait reconnaitre mes droits sur lui.

Durant ce fugace moment d’abandon et de plénitude, j’aperçus quelques petits poils blonds qui sortaient de son maillot, amorçant timidement une remontée encore inachevée vers le nombril, détail qui trahissait un âge suffisant pour être séduisant, mais surtout suffisant pour être séductible. Mon regard ne s’attarda pas plus longtemps, les circonstances et le lieu ne s’y prêtant guère.

J’interprétai mon trouble comme une chance unique, celle de pouvoir encore m’émouvoir et revivre à l’infini ce subtil et jouissif sentiment de la première conquête.

Par égard pour lui, je changeai mes habitudes et plutôt que de choisir le vestiaire commun, j’optais pour le petit couloir un peu en retrait où s’alignaient en rang d’oignons les six box individuels. Là, en toute intimité, l’on pouvait si l’on voulait, s’isoler complètement pour se changer en refermant les portes, ce que peu de personne faisaient d’ailleurs.

Comme par hasard, le petit poisson pilote me suivit, me dépassa et prit le box voisin du mien, mais sa porte comme la mienne, demeurèrent ouvertes !

J’entendis tout d’abord la fermeture-éclair d’un sac que l’on ouvrait doucement, puis le frottement lascif d’une serviette de bain sur un corps humide qui semblait ne vouloir jamais s’arrêter. Il y eut alors un petit silence, puis doucement, de nouveau un bruit de frottement sur un corps. Je devinais alors ce maillot de bain bleu qui descendait langoureusement le long de ses cuisses, puis de ses jambes, dénudant ce garçon, pour finir par tomber par terre dans un petit « plac » de tissu trempé heurtant le sol.

Il était nu, et je n’osais le regarder.

Je n’avais qu’un geste à faire pourtant, juste reculer d’un pas sous n’importe quel fallacieux prétexte et contempler la beauté intégrale et sans voile de ce garçon. J’en frémissais rien qu’à l’idée. Une petite voix intérieure tenta bien de m’en dissuader, mais peine perdue. Le côté obscur fut le plus fort ce soir-là, et lui qui ne se rhabillait toujours pas comme s’il attendait que je cédasse au démon qui me rongeait en bas !

Alors que j’étais aussi nu que lui, je fis hypocritement tomber ma serviette derrière moi, prétexte pour la ramasser tout aussi hypocritement. Un pas en arrière, un pas vers l’enfer, et lentement je découvrais la beauté diabolique de ce corps de rêve.

Il était bien nu et se penchait légèrement en avant, fouillant dans son sac, ne s’apercevant même pas de mon audace ignoble et infâme. Ce garçon aux lignes pures et parfaites était si beau. Alors, comme un voleur, je pouvais contempler maintenant toute la délicatesse et la finesse de sa peau, dont aucun grain de beauté sur son dos, ses jambes ou ses fesses ne venait perturber la perfection satinée. Maintenant séchée, l’absence de pilosité au-dessus des genoux donnait à cette peau, la texture duveteuse et érotique de celle d’un abricot. La cambrure de ses reins me faisait tant d’effets, exacerbant avec autant de grâce la courbure inverse de ses fesses si irrésistibles, à se damner en enfer pour l’éternité, à vendre son âme à tous les Méphisto et tous les démons de l’univers, ne serait-ce que pour une simple caresse sur ce corps tout droit sorti de l’Enfer de Dante, fut-elle du dos de la main ou même simplement de celui d’un doigt qui se poserait sur le creux de ses fesses. Il me semblait que cette ligne décrivait une sinusoïde parfaite de la nuque jusqu’à ses cuisses, tant tout était régulier.

Cet indécent regard posé sur lui ne dura qu’une ou deux secondes, mais aujourd’hui encore, j’ai dans ma mémoire un film qui ferait passer « Autant en emporte le vent » pour un court-métrage, tant le temps s’était figé. Je n’avais pu qu’admirer les deux petites fossettes latérales des lombaires, ses fesses charnues et fermes, et surtout ses hanches encore un peu creusées, pas encore tout à fait celles d’un homme, mais idéales pour y poser les mains, tandis que les lèvres déposaient de petits baisers dans le cou et derrière les oreilles. Ce garçon méritait amplement de figurer dans un précis d’anatomie, à l’usage du dessin d’académies de jeunes hommes. A n’en pas douter, Michelangelo Merisi da Caravaggio se serait damné une fois de plus pour ce Tadzio.

Ses cheveux encore mouillés laissaient perler d’impertinentes petites gouttes d’eau, qui empruntaient inexorablement le même chemin, ce même canal vertébral qui menait au saint des saints, glissant sur ce corps délicieux, tentant de rejoindre dans une commune transhumance, la rainure si érotique de ses fesses dans laquelle elles se perdaient. J’aurais tant aimé qu’il se retournât et me tendit sa serviette en souriant, juste pour les essuyer.

Gêné de violer ce moment d’intimité, je détournais rapidement les yeux me promettant de ne plus recommencer, mais peine perdue, je savais déjà que je revolerais ces images au pouvoir érotique intense dès la prochaine occasion. Il ne fallait pas y voir la recherche d’un plaisir malsain, mais juste ma subjugation indécente et égoïste pour la beauté simple et sans fard de cet homme en devenir. S’il n’y avait aucun au revoir, nous échangions tout de même un petit sourire complice en sortant de la piscine, deux sourires qui disaient « vivement la prochaine fois !». Avait-il eu seulement conscience que je l’avais regardé et que peut-être il en avait joué ?

Ce mercredi, je m’endormis en ne pensant qu’à lui, espérant qu’il fit de même avec moi de son côté.

La semaine suivante, la comédie des vestiaires recommença. Sauf que cette fois, alors que j’étais déjà nu et que je tournai le dos au couloir, je sentis sa main qui frôla mes fesses quand il passa pour rejoindre son box. Comme lui avec mon regard, je fis semblant de rien, même si ce geste déclencha un brutal et vif développement de ma personnalité.

Je ne connaissais même pas le son de sa voix, et encore moins son prénom. Tous nos échanges ne se faisaient que par des regards, des silences, des sourires et des non-dits, et il y avait toujours entre nous ces mêmes bruits qui m’obsédaient, qui m’indiquaient quand il était nu, et cette fois c’était moi qui l’imitais, espérant déclencher chez ce garçon le même regard shellerien d’un seul désir pour deux. Je voulais être un homme heureux ! J’étais maintenant captif, mais loin d’être prêt à partir à sa conquête, loin d’être confiant, avec pour seules armes ces petits coup d’œil furtifs, affûtés comme des couteaux, volant ce qu’ils pouvaient quand ils le pouvaient. Un jour, je le surpris se penchant en arrière pour me regarder dénudé.

Durant quelques semaines, les vestiaires devinrent le théâtre d’un petit jeu pervers, indécent, mais si jouissif entre nous. Nous jouions à nous découvrir l’un l’autre par des regards biaisés, faussement naïfs, jamais ostensibles, jamais vulgaires. Lui, laissant tomber sa serviette et la ramassant mollement derrière moi, moi, m’essuyant la tête pour dissimuler mon regard et le laisser me lécher des yeux en toute impunité. Si lui restait toujours de dos, il m’arrivait au contraire de lui offrir une vue plus frontale. Nous jouions là un jeu risqué qui n’allait pourtant pas plus loin. Il jouait au naïf et moi aussi, alors que nous comprenions et devinions très bien nos désirs et nos pensées, et que nous avions développé cette confiance profonde sans ne s’être jamais adressés la parole.

C’était comme si ces petits jeux nous servaient de préliminaires sur le long terme, comme si nous étions la caldera du Krakatoa sous laquelle bouillonnait le magma avant l’explosion finale et apocalyptique, un Vésuve, un Mont Saint-Hélens.

Un autre mercredi, j’aperçus du bout de la rue mon petit poisson-pilote qui trépignait d’impatience devant la piscine, guettant mon apparition au détour du carrefour. Dès qu’il me vit, il entra rapidement comme un voleur, comme à chaque fois, ne voulant probablement pas que je devine qu’il m’attendait. Quand je pénétrai dans les vestiaires, il n’y avait déjà plus personne et je le retrouvai à m’attendre dans l’eau, appuyé toujours au même endroit, là où j’avais l’habitude de descendre dans le bassin. Un petit échange discret de sourires convenus qui voulait dire « coucou je suis là, et je suis tellement heureux de te revoir, et vivement qu’on sorte ! », c’était devenu notre petit rituel de complicité. Après tout, nous connaissions tous les deux notre impatience mutuelle pour la fin de séance, après des heures de nage.

Vers 18H30 c’était enfin l’heure de notre petit jeu pervers, de notre petite récompense, l’heure des petits coups d’œil ambigus sur ces corps humides que nous nous offrions réciproquement, et qui pour ma part me faisait chavirer. Si nous n’avions aucun geste intrusif, aucun acte véritablement équivoque ou outrancier, mes pensées n’avaient plus rien de pures et je peux dire sans me tromper que les siennes non plus. Nous savions très bien vers quelle destinée nous allions. Je m’essuyais la tête et j’aimais bien le surprendre au moment où il s’y attendait le moins, la main dans le sac ou plutôt les yeux dessus. Jamais il ne rougit, mais toujours ce sourire moqueur. Je savais bien qu’il s’agissait d’une situation anormale, mais tant que cela n’allait pas plus loin, nous nous laissions faire l’un et l’autre, et pire, nous nous y encouragions mutuellement, inlassablement par notre passivité, ou au contraire par une ostensible et corruptive tentation.

Mais un mercredi, ce fut différent. Je sentis qu’il me faisait face et ne bougeait plus. Il attendait. Je n’osai pas me retourner, était-ce LE moment ? Pourtant dans un ultime effort, l’air de rien, à mon tour je lui fis face sans la serviette sur la tête pour dissimuler mon regard et surtout sans ne rien dissimuler ailleurs. Nous étions là, tous les deux à nous regarder droit dans les yeux, nus comme des vers, sans fausse pudeur, sans gêne et sans rougir cette fois. Sous sa tignasse blonde ébouriffée, son regard bleu soutenait le mien. Il ne s’était pas rasé, on aurait dit un rebelle, un jeune Indiana Jones avec cette petite barbe immature d’une journée tout au plus. Il avait ce p’tit sourire malicieux qui savait très bien ce qu’il faisait et qui semblait dire que le premier qui baissait les yeux avait perdu ! Et j’ai perdu ! Alors, il décida de perdre à son tour.


Il était en érection et moi ça venait. Je ne pouvais m’empêcher d’admirer ce sexe tout rose redressé sur son nombril, le gland décalotté et finement dessiné, son pelage marron clair que j’avais envie de caresser. A chaque coup d’œil dessus, le mien donnait une petite secousse qui en provoquait une autre chez lui. On était toujours seuls dans ce couloir, dans une attitude et un état indécent, et son regard insistait sur mon entrejambe. Il s’approcha, se blottit doucement contre moi, son torse humide sur ma poitrine, sa tête sur mon épaule et ses bras autour de mes reins. Il me serrait. Je défaillis, j’étais paralysé, je ne savais pas comment réagir. J’écartai les miens comme pour éviter de le toucher, qu’il n’y eut aucune ambiguïté si quelqu’un entrait à cet instant, mais personne ne venait, il n’y avait d’ailleurs plus beaucoup de monde dans cette piscine et rien à redouter comme à chaque fois que nous étions là. Je sentais sur ma cuisse ces petites saccades que je n’aurais jamais dû sentir, jamais. Je me rassurais en me disant que je n’avais rien provoqué, mais tout désiré, mais tout de même, j’étais très mal à l’aise malgré la concrétisation de ce que j’avais tant attendu, espéré. Ça pouvait mal tourner et partir dans tous les sens. Il redressa sa tête et me regarda droit dans les yeux.

- Tu sens comme je t’aime ? Me dit-il tout doucement.

Je ne répondis pas. Pour la première fois j’entendais le son de sa voix. Un grain de voix emprunt de douceur et de générosité. Une voix qui me disait je t’aime.

Hésitants, mes bras finirent par se refermer autour de ses épaules. Mon Dieu ! Si quelqu’un entrait ! Je commençais à lui caresser délicatement le haut du dos comme lui faisait avec mes reins, mais mes mains refusaient de s’en tenir là et descendaient tout doucement de long de sa colonne. Je pouvais compter toutes ses vertèbres une à une tellement mes sens étaient décuplés et lui était soumis, sage. Sa peau était douce comme du velours. Il prit mes audaces pour un blanc-seing et à son tour descendit plus bas encore sur moi. Je ne pouvais l’empêcher, il était à l’initiative. Alors j’en vins à lui caresser aussi ses fesses si rondes et si fermes et à m’y enfoncer au plus profond, mais réalisant ce que j’étais en train de faire dans un lieu public, je remontai aussitôt. Ça n’avait duré que quelques courtes secondes, mais c’était déjà trop. J’avais chaud, il le sentait. Il s’écarta un peu, regarda mon entrejambe, me regarda à nouveau dans les yeux et me sourit victorieusement. Il passa ses mains dans son dos, rattrapa les miennes qui y étaient déjà, les repassa devant, puis il guida ma main droite vers l’interdit. Là j’étais d’autant plus mal à l’aise que je commençais sur lui des petits va-et-vient qui n’avaient plus rien d’ambigus, mais c’était trop fort. Il fit de même sur moi, plus lentement. Nous nous regardâmes dans les yeux et avec mon autre main je le caressai derrière la tête, dans la chevelure blonde de mon petit Samson, tandis que je l’entrainais à libérer sa semence, et lui qui agitait le mien frénétiquement. Il était déjà trop tard. Je ne pouvais plus me retenir. Je parvins à retirer ma main alors que lui continua jusqu’à ce que plus rien ne sortit. Acta est fabula ! Doucement j’enlevai sa main de mon sexe, cette main devenue glissante, collante et poisseuse, ça ne l’empêcha pas de sourire victorieusement. Je pris sa tête entre mes mains, caressant sa nuque et l’embrassant comme on embrasse un amant. Il savait très bien y faire. Nos langues se touchèrent. De nouveau je le serrais dans mes bras. Je ne pus m’empêcher de finir ce que j’avais commencé, pour ne pas le laisser sur sa faim. Je sentis jaillir dans ma mains son fluide de vie chaud et visqueux, alors que tout son corps frémissait à chaque petite secousse.

- Il faut qu’on arrête ! Ce n’est pas bien tu sais ! Pas ici ! C’est un coup à se faire virer de la piscine !
- Je sais, ok on arrête alors.
- Essuis-toi les mains…et le reste lui dis-je en regardant une dernière fois en bas.

Un fin filet blanchâtre pendait sur le bout de son gland et son ventre était couvert de sa semence. Par terre aussi, il y avait un peu de sa petite gelée si précieuse.

Enfin il m’obéit, il s’essuya et profitant de mon soulagement, me saisit de nouveau par surprise au même endroit, m’essuyant à son tour. Finalement il me lâcha à mon grand soulagement. J’enfilai rapidement un slip et lui un caleçon, les effets n’avaient pas encore disparu. Je ne sais pas quoi dire ou ne rien dire. J’optai pour la seconde préférant calmer le jeu pour le moment.

Le soir dans mon lit, j’eus du mal à trouver le sommeil et ce n’était pas la chaleur de la nuit qui m’en empêcha. Je ne pensai qu’à Léo, c’est ainsi que je l’avais baptisé pour lui donner une existence dans mes fantasmes, mes pensées et dans mes rêves, tout en préservant ce qui en faisait la force, notre silence, notre anonymat. Je me soulageai pour calmer mon excitation et enfin pouvoir dormir plus tranquillement. Qu’avions nous fait de mal finalement ? Rien à bien y réfléchir.

La semaine suivante, j’hésitais à y retourner. Je me rendis compte qu’il était plus entreprenant que moi. D’ordinaire c’était moi qui prenais les choses en main, et c’était moi le plus jeune. Mais là, avec Léo, les choses s’étaient renversées et je perdais le contrôle du jeu. En arrivant sur le coin, j’avoue avoir eu un moment d’hésitation, mais à la vue de Léo qui réitérait son rituel hebdomadaire, mes peurs se dissipaient et j’étais heureux de voir qu’il n’y avait rien de changé dans son comportement. Peut-être était-il temps de nous parler, peut-être était-il l’élu de ma vie, mais je ne savais pas où lui parler. Alors au bout de deux heures, je fis une petite pause naturelle et lui aussi. Ce n’est qu’en revenant que nous nous installâmes dans l’eau au bord du bassin, profitant de la résonnance et du brouhaha ambiant qui étouffait toute fuite de notre conversation.

- Tu sais, ce n’est pas bien ce qu’il s’est passé la dernière fois.
- Bof c’est pas si grave.
- On pourrait avoir des ennuis si on se fait surprendre.
- Mais je vais pas aller le gueuler sur tous les toits, et je suppose que toi non plus ! Répondit-il.
- J’espère.
- C’est ma faute !
- Non c’est la mienne aussi. C’est quoi tes sentiments pour moi ?

J’essayer de garder un ton désinvolte. Il semblait contrarié, et ne répondit pas à ma question.

- J’aime bien sortir en même temps que toi.
- Ah bon ? Et pourquoi ? On ne se parle presque jamais.
- Si on ne sort plus en même temps, tu ne pourras plus me regarder avec ta serviette sur la tête et moi non plus.
- Ah bon ?
- Oui je sais bien que tu faisais ça depuis le début, et moi aussi je le faisais.
- Pourquoi ?
- Je sais pas, ça me faisait du bien.
- Et ?
- J’aimerais le refaire.
- Je sais pas, ça nous mènera où ? Peut-être vaut-il mieux arrêter ?

Il baissa la tête, déçu, frustré.

- Ok je comprends peut-être que toi tu ne ressens rien pour moi, j’essayerais, mais je veux qu’on sorte encore en même temps !
- D’accord, mais on ferme les portes des cabines.
- Non, s’il te plaît, je te promets que je regarderai plus !
- Bon d’accord, on fera un essai, mais si ça recommence…
- C’est promis, me jura-t-il.

Nous reprîmes la nage jusqu’à 19h, et effectivement dans le vestiaire, il se força à ne pas se retourner et moi je fis de même. Mais au dernier moment, il se jeta dans mes bras, juste vêtu d’un tee-shirt.

- Je t’aime trop.

Je ne savais plus quoi faire, je voyais bien qu’il était encore dans un état second et de nouveau, il abusa de la situation, j’étais encore nu. Je l’ai caressé partout cette fois. Il faisait de même. Il n’y avait plus aucun tabou. Nous étions de nouveau à notre point de départ, moi au bord du précipice des sentiments. Je tombais amoureux. J’étais impuissant, ne sachant plus quoi faire avec lui et il le savait bien. Dans ma situation, je ne pouvais m’offrir le luxe de m’attacher.

Mon déménagement était prévu pour le printemps prochain. Cela voulait dire huit mois à tenir sans venir nager, mais j’en étais désormais incapable. Je ne parvenais plus à lui dire non, alors, durant huit mois, je cédais à cette passion. Nous faisions cabine commune, deux fois par semaine, quelquefois trois, la porte refermée, après tout, il pouvait fort bien passer pour mon petit frère ou un membre de ma famille dans la mesure où nous arrivions et partions au même moment. La cabine fermée, nous étions un peu serrés, ce n’était pas confortable, mais ça allait quand même. Jamais nous n’avions émis le souhait que cela se passa ailleurs, il y avait l’ambiance, l’odeur, le risque, et cette promiscuité si dangereuse et excitante.

Je ne lui ai jamais demandé son nom, et il ne savait rien de moi, pas même où j’habitais. Je ne connaissais pas son histoire, mais il avait de réels sentiments et c’était devenu réciproque.

La dernière semaine, on est sorti de l’eau plus tôt, pour que ça dure plus longtemps. Il s’était préparé à l’inévitable, que c’était la dernière fois. C’était dur pour lui, c’était dur pour moi. Après le mois d’avril 1993, je n’y suis plus allé, j’avais emménagé trop loin de là.

Je ne suis revenu dans cette piscine qu’une seule fois en 2004, plus de dix ans après, un mercredi encore, et bien sûr, il n’était plus là, en tout cas je ne l’ai pas reconnu et lui non plus. Ce serait mentir que de prétendre que je n’ai pas essayé de scruter le regard de tous les blondinets d’une trentaine d’années dans le bassin. Mais je n’ai pas retrouvé mon petit poisson-pilote. Pourtant, en sortant de l’eau et en regagnant la cabine que nous occupions autrefois, je retrouvai sur le banc un petit maillot bleu tout sec et une paire de vieilles lunettes. Je regardais autour de moi, mais il n’y avait personne, pas plus qu’en sortant. Ce n’était peut-être qu’une simple coïncidence mais je gardai le maillot et les lunettes avec moi. Je les ai toujours. On avait gravé un petit cœur sur les lattes de la banquette. Il était encore là lui aussi.

Ça fait bientôt 26 ans maintenant. Il doit avoir près de 45 ans aujourd’hui, et je serais bien en peine de le reconnaître même si je le voulais.

J’avais 24 ans, lui environ 17ans. Souvent je pense à lui et lui pense-t-il encore à moi ? Je suppose que oui. Ces choses-là ne s’oublient jamais.

J’aurais voulu avoir été meilleur, plus fort à cette époque, plus décidé, plus courageux, mais ça n’a pas été le cas. Je n’ai pas su attendre un an pour t’enlever, pour venir avec moi là-bas. Bien sûr on aurait pu s’écrire, peut-être essayer de se revoir, mais là-bas, à cette époque, deux garçons qui se tiennent la main, c’est pas comme dans la chanson de Mécano. Ça choquait la morale et les braves gens.

En renonçant à cet amour, je t’ai laissé une chance d’avoir une vie normale, de rencontrer une fille et de te marier.

La piscine a disparu, rasée avec nos souvenirs.

Plus de 25 ans après je ne sais toujours pas qui tu étais. Tu me manques toi aussi.

Je t’avais dit que je t’avais baptisé « Léo », comme ce lion au pelage blanc. Alors si le hasard ou la chance t’amenaient à lire ce texte et qu’il te rappelle quelque chose, si tu te souviens de la porte qui fermait mal Léo, alors dis-moi enfin…


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Commentaires de l'histoire :

Anonyme
je n'i pas aimé, car histoire trop longua sans rien à l'horizon
Posté le 9/04/2019

Equus
Magnifiquement écrit et tellement sensuel que l'on comprend pourquoi un quart de siècle n'a pas suffit à effacer cette passion dévorante.
Posté le 27/03/2019


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