Histoire Erotique

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Jacky

L'année de mes 17 ans et de mon premier job d'été, pour la première fois de ma vie j'ai loué mon corps à un homme plus vieux que moi pour une nuit. mais la nuit ne s'est pas tout à fait passée comme je voulais, je ne pensais vraiment pas m'attacher à celui qui aurait pu être mon père.

Proposée le 1/10/2018 par artaban

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Thème: Première fois
Personnages: HH
Lieu: A la maison, intime
Type: Histoire vraie

Fin de printemps 1985, je venais tout juste d’avoir 17 ans.

J’étais jeune, en pleine forme, et en toute modestie, j’étais vraiment bien foutu ! Même si ce n’était pas moi qui l’avait désiré, je n’étais plus vierge depuis déjà quelques années déjà. J’avais espéré mieux pour ma première fois mais on ne m’avait pas laissé le choix. J’avais déjà goûté aux plaisirs charnels des deux sexes, en nourrissant les fantasmes de femmes et d’hommes qui voulaient s’envoyer en l’air avec du petit jeune. Maintenant, décidé à ne plus me laisser faire, je repris mon destin en main et je choisirais moi-même mon ou ma future partenaire.

Canal Plus ne diffusait pas encore de porno, mais mon entrée au lycée, me donna accès à toute une bibliographie pour le moins … confidentielle, passage obligé dans un lycée technique à 90% masculin. Je découvris qu’il existait d’autres manières d’envisager le plaisir, le sexe, bien avant 50 nuances de Grey, que l’on pouvait aussi « pimenter » un peu le jeu. Quand je feuilletais ces magazines, que je voyais ces petits fouets, ces martinets et autres accessoires encore réservés à une certaine « clientèle de passionnés », quelque chose d’indéfinissable excitait le gamin que j’étais encore. Une petite voix qui me disait « vas-y, essaye, essaye avant tous les autres ! ». Il y avait là quelque chose de plus. La douleur maîtrisée, désirée, et acceptée semblait être source d’un plaisir immense si elle n’était ni contrainte, ni exagérée.

Difficile en ces temps et dans le milieu où j’évoluais, de trouver et le matériel (à part le martinet), et quelqu’un capable de me donner ces petits coups de fouet dans le seul but de me faire jouir. Je ne pouvais en parler à mes amis, et surtout pas à François, mon merveilleux amant du lycée depuis la seconde, mon petit rouquin à moi qui m’aimait beaucoup trop pour me faire du mal. A la maison, je m’étais bien fouetté les fesses avec le martinet familial en usage à cette époque, mais le plaisir était limité en me l’infligeant moi-même. Oui j’aimais, mais je restais sur ma faim, les fesses rougies d’un vilain petit garçon !

Cette année les vacances étaient en avance avec ce bac de français qui n’avait rien d’exceptionnel. J’avais 17 ans, alors j’allais pouvoir travailler cet été. Ça fait toujours un peu d’argent pour les petits plaisirs de la terminale qui se profilait à l’horizon. La famille partait seule, et moi je restais pour garder la maison car J’avais dégotté un petit job d’été dans une entreprise d’électronique proche de la gare, ce qui me permettrait aussi de m’y rendre en train. Bon, ce n’était pas terrible comme taf, mais au moins dans ce métier, il devait y avoir beaucoup plus de jeunes que de vieux, et puis c’était de l’argent avant tout ! J’étais mignon, je le savais, alors je ne pouvais que faire des petites rencontres « intéressantes ». Avec François nous nous étions mis d’accord, nous nous aimions, beaucoup trop peut-être, mais cet été, c’était d’autant plus quartier libre que nous ne pouvions espérer nous voir à cause de la distance et qu’il était difficile à 17 ans de louer une chambre d’hôtel à mi-chemin.

Ma première journée de travail commença. En arrivant dans cet atelier, je compris tout de suite que je n’allais pas passer inaperçu, mais surtout, que j’allais beaucoup me faire c… pour parler vulgairement.

Ma première impression c’est la surprise, on n’est pas obligé de porter un vêtement de travail, on peut rester comme l’on est. C’est vrai que le travail n’est pas très salissant, mais on me donne tout de même une blouse que je dépose sur le dossier de ma chaise. Il fait trop chaud.

Et là le drame commence, ce n’étaient pas des perdreaux ni des perdrix de l’année, il y avait bien quelques autres contrats comme moi, mais ni chez les filles, ni chez les garçons, je ne trouvais quelqu’un d’au moins mon âge. Le plus jeune devait avoir au moins 20 ans, à mon échelle, c’était tous des vieux ! De quoi se sentir bien seul.

Avec ma petite gueule de minot imberbe, mon jean moulant et juste un teeshirt Levi’s, me voici au centre de l’intérêt de toutes ces quadras en mal de blés en herbe ! Vu de mon âge, c’était pathétique ! Que des cougars embourgeoisés en espérance, menacées par une ménopause qui s’approchait déjà de leurs rivages de moins en moins rougis, qui lançaient comme des sémaphores de pathétiques SOS à ce gamin qui venait d’arriver. Je comprenais maintenant ce que ressentait le petit ver qui gigotait au bout d’un hameçon.

Pratiquement toutes étaient venues me demander dès la première journée si j’étais le fils, le neveu, ou je ne sais quel membre de la famille de quelqu’un de l’entreprise. A ma réponse négative, je sentais bien un soulagement qui semblait donner le départ d’une course dont j’étais le premier prix. C’était flatteur, amusant mais le plus souvent pitoyable de les voir se tortiller comme des limaces sur du sel, se maquiller, faire tant d’efforts dérisoires pour paraître ce qu’elles n’étaient et ne seront plus jamais. Leurs espoirs dérisoires m’amusaient, et je décidais de surjouer un petit rôle de pervers, en m’habillant le plus moulant possible pour les exciter un peu, pour les faire baver. Là oui c’était drôle. J’étais une petite ordure !

Je voyais bien qu’elles désiraient toucher, palper, caresser, mais pas touche ! Je me sentais tellement puissant à cet instant. Je resongeais à ce désir qui avait traversé mon esprit quelques semaines auparavant. Peut-être était-ce là l’occasion de formuler mes exigences, dans la mesure où elles étaient toutes demandeuses et moi, j’étais ce qu’elles convoitaient ! Il m’en fallait une bien vicieuse, ou comme on dit dans le langage lycéen, une belle salope !

Il y en avait bien deux qui se détachaient du lot, Sophie et Annette que l’on m’avait vendues comme des femmes qui aimaient les jeunes, voire les très jeunes un peu dans mon genre, mais disons que si l’allure générale me convenait, en revanche les cartes routières sur leurs jambes, très peu pour moi.

Parfois, je jouais les timides, je parvenais même à rougir sur commande et ça avait le mérite de les faire repartir en gloussant et en remuant les fesses comme des dindons. J’avais tellement besoin de connaître les limites de ce nouveau pouvoir d’attraction dont je disposais. Pauvres femmes, je leur faisais vivre un enfer !

Chaque matin en arrivant, je passais devant le « bocal ». C’était le nom le plus approprié que j’avais trouvé pour cette petite pièce entièrement vitrée qui jouxtait mon poste de travail. J’avais l’impression que c’était là que l’on avait relégué ceux ou plutôt « ce » qu’il y avait de plus moche dans cette entreprise. En fait de bocal, c’était surtout Freaks, tant ce qui était dedans était effrayant de misère à tout point de vue ! Misère affective et misère intellectuelle. Ils étaient trois, plus rarement quatre, merveilles de la nature qui vous feraient douter de la sélection naturelle.

Et puis dedans, il y avait aussi Jacky. J’avais bien remarqué que Jacky m’observait discrètement d’un regard fuyant mais profond.

Ni beau, ni laid, ni jeune, ni attirant, ni repoussant. Je ne lui imaginais aucune autre existence que celle qu’il avait ici. On le sortait le matin de son placard, avec son immuable blouse bleue, « impeccablement impeccable », et on le rangeait chaque soir après mon départ, lui laissant la nuit pour sécher, pendu à un cintre, prêt à resservir le lendemain matin.

Jacky affichait la cinquantaine bien sonnée, cinquante-cinq pour une estimation plus optimiste et généreuse. Des cheveux déjà gris, au reflet verdâtre, sur une tête au visage rougeot, inexpressif et couperosé. Lui aussi ressemblait à une carte Michelin, mais c’était sur un visage parcouru de petites stries foncées rouges et bleues plus ou moins contrastées, ne lui manquait qu’une légende avec une échelle pour qu’on le confonde vraiment avec une carte routière. D’aucuns attribuaient ses disgracieuses marques à un sérieux penchant pour l’alcool en solitaire, un alcool de bien mauvaise qualité, et en vérité totalement étranger à Jacky. Persiflages et méchancetés gratuites, qui contre toute attente le firent glisser dans mon esprit dans le rang des victimes qui pouvaient encore mériter mon estime.

Mais Jacky quant à lui, n’avait plus aucune croisade à mener. Son regard bleu délavé n’était pas vide, juste blasé d’une vie sans intérêt qui n’était plus en quête de sens, une vie de souffrance indolore et intérieure. Jacky ne faisait pas rêver, mais Jacky ne rêvait plus non plus.

Il ne m’était pas difficile d’imaginer la vacuité de sa vie quand on me rapporta qu’il était célibataire, un vieux garçon, résigné sans ambition, attendant l’heure de sa retraite sans illusion, sans espoir comme l’avait été toute sa vie, puis celle de sa mort qu’il devait souhaiter rapide. Lui me faisait pitié. C’était quoi sa vie ? Une vie commencée au champagne et se terminant à la camomille. Métro, boulot, un suppo et au dodo. Une crise hémorroïdaire de temps en temps pour pimenter son existence, puis plus rien. Les jeux de 20 heures, Jacques Martin, Les Charlots, la Septième Compagnie, et les Gendarmes, la trilogie complète du bon goût ! Une vie morne et éteinte, sans relief, sans espoir, dont il ne pouvait point en faire une gloire quand il recroisait par hasard ses amis d’enfance, qu’il évitait à tout prix.

Un jour pourtant, la vie de Jacky bascula.

Il croisa la route d’un garçon de 17 ans encore imberbe, à la jeunesse et à la fraîcheur insolente, mince, sportif, aux petites fesses bien rondes et qu’il devinait fermes. Que n’aurait-il pas donné pour les toucher. Il vient s’installer devant ce bocal, se trémousse devant lui, réveille les désirs refoulés ardents et brûlants de sa jeunesse, enfouis au plus profond de la mémoire de ses souvenirs honteux.

La France profonde des années cinquante, loin de l’exubérance des grandes villes et de leurs mœurs libertines et exotiques, chaleurs et émois tabous.

Jacky n’a rien expérimenté d’autre que ce que la morale pudibonde de son époque lui permettait d’afficher au grand jour, condamnant publiquement, haut et fort ceux qui s’adonnaient à ces mœurs déviantes, à ce qu’il désirait le plus, hurlant même parfois avec les loups pour se cacher dans la meute comme savent le faire si bien les moutons galeux les plus fragiles.

Bien sûr, Jacky a reluqué d’un œil discret, éprouvé des sentiments douteux et coupables jamais suivis d’actes qui aurait pu libérer sa libido, le rendre heureux le reste de sa vie. Jamais il n’a effleuré, ne serait-ce que les récifs de ces rives interdites, jamais il n’a succombé à ce démon contre nature, honteux et abject qui le démangeait dans son slip et qu’il enfouissait au plus profond de lui.

Il restait seul, adolescent, avec ses désirs inavouables et inassouvis, culpabilisant même face à son penchant pour ses jeunes camarades de la colonie de vacances, puis du lycée, du service militaires, tous ces torses nus et imberbes qui le faisaient suer dans ses sous-vêtements.

Jacky voulait, mais c’était interdit. Peut-être qu’il se convainquait qu’il n’en avait pas vraiment envie, peut-être que ce n’était pas bien, ou alors peut-être qu’il ne voulait pas, que ça ne serait pas bon. Je l’imaginais à la piscine, à la mer, sur un terrain de sport, toucher leurs corps juvéniles au détour d’un jeu de contact rapproché et brutal, ne vouloir le succès de son équipe de sans-maillots pour laquelle il était toujours le premier volontaire, que dans le seul but d’enlacer virilement ses camarades couverts de sueurs, contacts que la victoire dépouille de toute ambiguïté, de tout sentiment malsains, de sentir leurs peaux chaudes et humides contre la sienne, leurs veines battantes, poitrine contre poitrine, sans qu’aucun obstacle ne vienne s’interposer, ni l’empêcher de sentir les cœurs qui battaient derrière, mais pas trop près non plus de peur que ça se voit dans le short, que ça se sente contre leurs dos, car Jacky ne pouvait réfréner cette manifestation de son désir si intense.

Je l’imaginais dans la solitude de son placard, seul pour assouvir ses penchants, seul avec ses pensées libidineuses, érotiques et érotisantes pour uniques compagnes. Jacky n’avait que sa mémoire pour accumuler et cacher sa pornographie infâme dans les années 50, volées au détour d’un vestiaire de football, d’une douche commune ou d’une visite médicale qu’il repassait en boucle dans sa tête, des images qui s’atténuaient avec le temps, qui devenaient floues faute de pouvoir les renouveler fréquemment.

Jacky rêvait d’autre choses, mais il n’était pas au bon endroit, pas à la bonne époque, ou n’avait tout simplement pas le courage qui lui permettait d’assumer son abominable déviance du Lévitique. Rapidement, il est rentré dans ce rang qu’il n’avait jamais osé quitter. Il n’a pas eu la vie qui lui aurait convenu, mais il ne s’en est jamais plaint, empêtré dans cette routine si politiquement et socialement correcte, il n’a jamais connu l’orgasme. Il est resté seul toute sa vie.

L’époque et lieu avaient enfin changé ! L’heure de sa revanche lui semblait venue. Elle était là, devant lui, elle lui tendait les bras avec ce gamin de 17 ans à portée de main, pour peu qu’il trouvât le courage.

Cet indécent garçon que j’étais, est venu exhumer et ranimer ses souvenirs fossiles, réactiver ce chromosome rose qui trottait dans ses gènes. C’est presque par hasard que je le vis jeter de rapides coups d’œil sur le lumineux objet de son désir, fixant mon entrejambe. Il rougit si fort quand il releva le regard et croisa le miens, que plus aucun doute ne subsistait dans ma tête. Dès lors, contre toute attente, je compris que ce serait lui qui ouvrirait à nouveau le bal, puisqu’il me désirait et ne parvenait à me le cacher. J’étais aussi troublé que lui. Je ne savais pas si c’était de la pitié, du désir de l’interdit, de l’inconscience, ou tout simplement le moyen de se faire un peu plus d’argent que les 8000 francs qu’on me proposait pour deux mois de travail. J’avais décidé de monnayer mon corps, d’augmenter mon petit capital avec cet homme en investissant un peu de liquidité, et aujourd’hui, je ne sais toujours pas pourquoi.

Je me débrouillai pour passer à côté de lui à un moment où il était seul. En fait Jacky était toujours seul. Je me mis sur sa route avec mon petit sourire et des yeux malicieux et une chaussette roulée en boule dans mon slip. Il se figea, surpris et déstabilisé. Il ne s’attendait pas à ce face-à-face. Perturbé de se trouver brutalement si prêt de l’objet de son désir, je l’ai coupé dans son élan, il me regarda avec son air béat se demandant ce qui allait en sortir. Je savais qu’il chercher une échappatoire, mais il n’y en avait pas. Il ne pouvait fuir mon regard qui le fixait. Je réunis tout mon courage pour jouer le fier-à-bras, me donner une contenance, mais je n’en menais pas large non plus et j’attaquai tout de suite, pour vaincre sa dernière barrière morale et mes dernières hésitations :

- 100 francs tu peux regarder partout, 200, tu peux toucher partout, 500 c’est no limites.

Le message était clair. Il me regarda surpris, interloqué, pris de court. Il comprenait où je voulais en venir, mais il était incapable d’articuler le moindre mot. Afin de le rassurer et de le débloquer, je lui lançai un clin d’œil et un petit sourire, pour lui montrer qu’il ne craignait rien, qu’il était en territoire ami. Je sentais son regard perdu, sa volonté de l’abaisser plus bas, mais pas possible, trop de témoins, trop de risques d’être confondu, et toujours cette peur de s’assumer. Finalement il baissa les yeux une fraction de seconde et rougit instantanément en voyant cette forme plus imposante que d’ordinaire. Puis, je lui tournais le dos de nouveau. Il resta pétrifié quelques secondes, mais trop peu pour que quelqu’un remarqua notre improbable transaction. Il reprit son chemin vers les sanitaires, perturbé sans doute par mon aplomb et sa vision du bonheur et du « boner ». J’imaginais ce qu’il se passait dans sa tête, et plus encore dans ses sous-vêtements maintenant qu’il avait enfin une véritable occasion clairement établie, était-il encore capable d’avoir un orgasme ? Tant qu’à faire, j’aimerais moi aussi éprouver du plaisir avec cet homme improbable ! Il ne lui restait plus qu’à prendre confiance, à trouver assez de courage maintenant pour ne pas laisser passer cette ultime chance qu’il avait de de réaliser ses fantasmes, de caresser un corps si jeune, la dernière chance de sa vie.

J’avais regagné ma place quand il revint dans le bocal. Pas un regard vers moi, pas même l’un de ces rapides coups d’œil dans lesquels il était passé maître. Aux gouttes d’urine qu’il avait sur ses chaussures je voyais bien que je l’avais fortement perturbé, à moins que ce ne soit la manifestation précoce d’un trouble de l’âge, mais j’en doutais. Visiblement j’avais fait mouche, ça devait cogiter sérieusement dans son ciboulot, celui du haut comme celui du bas. Je l’observais depuis ma place. La tête toujours baissée sur sa paillasse, faisant mine de ne s’intéresser qu’à son travail, mais trop maladroit dans ses gestes pour cacher son trouble. Jacky murmurait intérieurement. Je voyais ses lèvres vibrer frénétiquement comme l’image silencieuse de sa pensée. J’étais certain que si on lui avait mis un crayon dans la bouche, les mots qu’il écrirait auraient eu du sens. Visiblement il n’était pas encore assez mûr. Je me décidais donc à lui porter l’estocade pour qu’il se décida enfin à prendre un risque de confiance.

Je me levais de ma chaise et me dirigeais vers la table face au bocal, de sorte que je lui tournais le dos à nouveau. Debout, je ne cessais de me pencher puis de me redresser pour l’exciter derrière sa vitre, posant mes mains sur mes fesses, les tenant à pleines mains, les caressant comme une invitation à en faire autant mentalement. Je savais qu’il me regardait frotter cette partie charnue, juvénile et tentatrice, voire corruptrice. Je savais ce qu’il imaginait, combien son cœur devait battre la chamade, qu’il lui fallait seulement oser répondre à cette invitation. Je l’imaginais baver devant cette vision érotique, retenant sa salive qui ne demandait qu’à sortir. Je devinais son souffle rauque et cette décharge d’hormones qui sera bientôt trop forte. Dans le reflet d’une vitre, je voyais sa tête se tourner vers moi. Ça y est ! Il me matait ce vieux pervers ! Il était doublement mûr ! J’avais transformé un inoffensif petit mouton en prédateur vorace.

Toute la journée je m’adonnais à ce petit jeu aussi pervers, oubliant de fermer ma braguette et l’écartant pour qu’il voir la couleur de mon slip, me frottant discrètement l’entrejambe pour le mettre en valeur, juste pour affoler cet homme que je m’apprêtais à cueillir.

J’étais certain qu’il avait déjà pris sa décision et effectivement, le lendemain, il partit quelques minutes avant moi, alors que je rangeais ma table de travail. Furtivement il s’approcha et me dit simplement :

- C’est d’accord, on peut aller chez-moi si tu veux, mais demain soir.
- Pas de problème, si tu veux je peux même rester la nuit, je suis tout seul en ce moment et j’ai froid dans mon lit !

Qu’est ce qu’il m’a pris de lui avoir répondu cela ! Cela n’avait jamais été au programme.

Comme il était nerveux lui ! Je baissais la tête lentement, et je vis qu’il était très excité. Je suis passé derrière lui en m’assurant que personne ne nous voyait, et faisant mine de passer de l’autre côté, je frottais mon sexe sur ses fesses, puis sur sa main qui pendait. Je la pris rapidement et la posai fugacement sur mon pénis, juste pour lui faire sentir ce qu’il y avait derrière. Je bandais tellement qu’il pouvait tout sentir. Il la referma juste quelques secondes sur mon sexe, n’en revenant pas lui-même de ce qu’il osait faire.

Pauvre homme, il dut s’absenter quelques longues minutes, une tâche humide s’était formée sur son pantalon beige. En tout cas, sa mécanique fonctionnait toujours au quart de tour !

16h30, c’était la fin de la journée, l’orage menaçait. Ses grondements sourds amplifiés par le bâtiment de tôles se faisaient entendre dans un lointain qui se rapprochait, l’air était électrique, l’ambiance aussi, c’est le lot des mois de juillet ! J’ai toujours aimé cette atmosphère qui nous plonge dans une torpeur presque tropicale. Le moindre effort nous coûte et les corps deviennent moites et luisants dans l’effort, c’est presque aphrodisiaque.

Vint enfin 16H45. Il ne pleuvait toujours pas mais l’orage grondait de plus en plus fort. Jacky devait me prendre au bout de la rue dans sa 309 blanche, en toute discrétion, il avait peur qu’on me vît repartir avec lui, moi j’aurais aimé voir la tête de toutes ces femmes qui espéraient, qui se moquaient de Jacky, et c’était lui qui venait de remporter le gros lot, enfin…mon petit lot si je puis dire. Il me récupéra comme convenu, quelques minutes après que tout le monde fut passé, et surtout qu’il se fût assuré qu’on ne le vît pas embarquer Cendrillon dans son carrosse.

Tout le long de la route il ne m’adressa jamais la parole. Je lui aurais bien sorti mon sexe, proposé de tripoter un peu cet obscur objet du désir qui se dressait entre mes jambes, de poser sa main sur ma cuisse, mais voilà, il était beaucoup trop absorbé par la route, tournant et retournant sans cesse, changeant d’itinéraire, croyant brouiller les pistes dans un dédale de petits détours, s’imaginant que je ne saurais jamais retrouver mon chemin si d’aventure il me prenait l’envie de revenir sans y être invité. C’était touchant de naïveté. De quoi avait-il peur ? Jacky habitait un petit village à une dizaine de kilomètres à peine au sud d’Amiens. Nous étions à l’écart de tout, perdu en plein champs dans un décors de Millet. Il n’y avait rien, pas même un bois à proximité, tout au plus quelques bosquets d’arbres éparses, perdus dans la campagne de la Sommes, survolés par des lignes électriques que supportaient des squelettes d’acier aux allures de démons cornus, et bien sûr nous deux et l’orage qui se déchaînait dans le fond. Image dantesque ! Un petit coup d’œil entre ses jambes me mit un doute. Était-il déjà dans un état second, ou alors la nature l’avait-elle généreusement pourvu, je ne tarderai pas à le découvrir.

Nous avons fini par atteindre son fief et roulions dans ce qui devait être la rue principale. Tout est relatif. Cinquante années à réfréner ses pulsions l’avait conditionné à manquer de fantaisie, d’initiative, peut-être même à une sorte de puritanisme maladif. Il va falloir qu’il change. La 309 blanche s’engagea dans une petite rue latérale à l’asphalte rapiécé et s’immobilisa au bout d’une vingtaine de mètres. Nous étions à côté d’un muret de briques surmonté d’une grille en fer, elle-même noyée dans une végétation de sureaux et de lauriers. Ça ne pouvait qu’être là, ça lui ressemblait tellement ! Aucun regard indiscret ne pouvait franchir l’obstacle sans y avoir été invité. De l’extérieur, on ne pouvait pas dire que ça respirait l’aisance financière. C’était propre, sans plus, mais ça faisait vieux.

Il ouvrit le portail, entra sa voiture et avec la précipitation d’un enfant qui cachait une bêtise, il courut le refermer, non sans avoir jeté un coup d’œil dans la rue, pour être bien sûr que personne ne l’avait vu entrer avec un adolescent à côté de lui, mineur de surcroit. Bah ! A un an prêt ! Comme si c’était écrit sur mon visage, j’aurais pu être son neveu, comme dans tous les films érotiques.

Je descendis à mon tour et découvris enfin l’antre du Jacky. C’était très calme hormis le tonnerre qui s’excitait. Il n’était pas le seul. En observant le décor, je me rendis compte que cet entretien maniaque allait bien avec un vieux garçon solitaire qui n’avait que son petit univers pour se sentir bien. Il manquait à l’évidence une touche féminine qui trahissait son célibat. L’endroit était juste discret et le vieux monsieur voulait sucer son petit sucre d’orge tranquillement, surtout quand on a suivi un régime de diabétique toute sa vie.

Dès mon entrée dans le hall de la maison, je compris mieux la réalité de sa vie : une porte fermière à la peinture défraîchie, un petit buffet ciré dans l’entrée avec un napperon dessus et un petit bronze de cheval sur le napperon, du sans goût ! J’entraperçus un petit salon dans lequel nous entrâmes, point de photo d’épouse, d’enfants ou de petits-enfants, tout juste les portraits stricts, hiératiques d’un couple de personnes âgées hors du temps, impossible à dater, qui sentait bon des yeux la naphtaline d’une époque aujourd’hui révolue. Probablement ses parents. Le résumé de la triste vie d’un vieux célibataire.

Feignant l’ignorance j’essayais de le faire parler :

-Marié ?
-Non, me répondit-il, je vis seul depuis la mort de mes parents.

Je n’aime pas ce mot, il aurait pu dire décès ou disparition ! Je comprenais qu’il s’était sacrifié pour la bienséance, soit pour ne pas décevoir, soit pour ne pas déroger aux conventions sociales de l’époque. Au fond, cela expliquait bien des choses, son côté taciturne, ses silences, sa réserve, sa méfiance, ses yeux éteints. La réalité était encore plus pathétique que je ne l’avais imaginée. Je me demandais même s’il avait seulement une famille ou des amis ?

Le salon, comme le reste de la maison était hors d’âge, des vieux meubles, un téléviseur des années 70, un cadre par-dessus, un vase en forme de main, des housses sur les fauteuils, toute la panoplie du mauvais goût, il ne manquait que la collection de calendriers de la poste avec les petits chats.

Il était très attentionné avec moi, ne précipitait rien, au contraire, il s’appliquait à être un hôte affable et serviable, me proposant gentiment de boire un verre ou de manger quelque chose avant, déposant sur la table une boite de Chamonix à l’orange. Il me proposa de nous asseoir dans un fauteuil, avant de passer à l’étage. Pour la première fois je voyais en lui autre chose qu’un tiroir-caisse, je voyais un être humain.

Même si je jouais les fiers-à-bras, je n’en menais pas large intérieurement. C’était ma première fois avec un homme d’une telle différence d’âge. J’avais 17 ans, il en avait 55, je m’étais renseigné. J’avais choisi un quinquagénaire bien mûr et sans expérience plutôt qu’une petite vicieuse expérimentée que je n’aurais pas eu de mal à lever. J’avais juste envie de faire quelque chose de différent, de plus excitant en bravant l’interdit des conventions. Ça fait cinq ans que je bravais les conventions pourtant.

-On y va ? demandais-je doucement.
-D’accord, on monte.

Il décrocha d’abord le téléphone gris et posa le combiné sur la console du salon.

L’escalier de bois craquait, mon cœur battait, j’étais même en érection pour rien. J’entrai directement dans sa chambre à coucher, la seule pièce ouverte. Je lui aurais bien proposé une douche avant car je suais et lui aussi sans doute, mais non, tout compte fait j’avais envie d’une vraie odeur d’homme et de lui donner mon corps suintant de sueur. Je pouvais bien croire qu’un corps jeune et ruisselant devait être très excitant pour lui.

L’orage grondait de plus en plus fort, il ne pleuvait toujours pas. La fenêtre était ouverte et les persiennes tirées. Je sentais une très légère brise chaude me caresser le visage dans cette lumière tamisée. La chambre était à l’image du reste de la maison, vieux mais propre et dans un excellent état. Ça sentait la naphtaline ou le bois de cèdre comme chez mon grand-père, des trucs de vieux qu’on se transmettait de vieux en vieux. Le lit était impeccablement fait, il avait tout préparé pour que ce soit bien, les draps étaient propres, en coton épais, j’adore, changés du matin ça sentait le frais. Au bout du lit, il y avait deux serviettes de toilette pliées au carré et même repassées. Sur la table de nuit, il avait déposé des préservatifs, une bouteille d’eau, des verres. Peut-être aurait fallu aussi un peu de lubrifiant s’il connaissait. Heureusement, j’avais ce qu’il fallait dans mon sac à dos. Il y avait un petit côté glauque dans la situation qui n’était pas pour me déplaire, j’adorais ça ! Malgré mon calme apparent, J’étais déjà très excité dans mon jean, et on voyait bien mes formes au travers. C’était surréaliste ! L’orage était presque sur nous maintenant, les éclairs envoyaient des flashs lumineux à travers les trous des persiennes. Il ne manquait que la pluie. La chaleur était écrasante, mon slip me rentrait dans les fesses tellement il était humide.

Je m’avançais près du lit. Il me suivait. Sa respiration s’accélérait trahissant sa tension intérieure et moi mon cœur battait et je faisais l’impossible pour que ça ne se sente pas. Je voulais qu’il me croie un habitué de ces vieux qui aimaient les petits jeunes. J’ôtais mes Paraboots que je repoussais sous le lit sans dénouer les lacets. C’était le seul vêtement que personne n’enlevait à ma place. En générale le pied sent mauvais et je ne voulais pas qu’il ait cette image de moi juste avant. Jacky m’avoua qu’il avait 56 ans, et me dit que si je le voulais, je pouvais encore dire non et refuser la transaction que je lui avais pourtant proposée, et qu’il avait une chambre d’ami. Alors, je répondis que moi je venais tout juste d’avoir 17 ans, ce qu’il ignorait. Quand il sut mon âge, il eut un recul, il me dit :

- Oh je savais pas, tu es mineur ? Je croyais que tu avais 18 ans.

Je tentais de le rassurer, insistant bien que j’étais consentant, que j’en avais envie, et que personne ne saurait rien. Je l’excitais encore plus, me dit-il, et curieusement il s’excusa par avance de ce que nous allions faire. Qu’il en avait vraiment envie. Il culpabilisait. Je le rassurais encore en lui disant que je le faisais pour l’argent. J’inventais une belle histoire. Ma minorité ne semblait pas le perturber plus que ça maintenant. La vérité est que cet homme m’excitait beaucoup, peut-être plus que ce que j’avais déjà vécu.

Il se plaça derrière moi.

Je ne portais qu’un jean, un teeshirt, deux socquettes et un slip. Rien d’autre.

Maladroitement, mais délicatement, il posa une main sur mon épaule qu’il laissa descendre sur mon omoplate, puis jusqu’au creux de mes reins, une main peu assurée qui me chatouillait un peu mais je parvins à me contrôler. Dans mon cou, sa respiration haletante s’accéléra et un petit frisson me parcourut le corps. Lui comme moi jouions sur de la nitroglycérine instable ! J’attrapai son autre main qui s’ennuyait et la posai sur mon bas-ventre, juste au-dessus de ma ceinture. Mon autre main se posa par-dessus la sienne en renfort de la première, et je l’aidais à me caresser d’une hanche à l’autre, tout le bas-ventre. Le contraste de nos peaux était saisissant. La mienne lisse, luisante, sans aspérité, sans défaut à part quelques taches de rousseur juvéniles, la sienne burinée et craquelée, mate, un peu tâchée et sombre. D’un petit geste de la main, je lui fis comprendre gentiment que l’usage voulait que l’on paye ou du moins que l’on montre l’argent avant de consommer. Même si j’avais confiance en lui, et que lui avait trop à perdre s’il ne me payait pas, je voulais qu’il imprimât bien que c’était une transaction, et non un débordement affectif. C’était cruel je sais, mais ce n’est pas à lui que je j’allais apprendre que la vie était dure.

Il me tendit deux cents francs, ce qui voulait dire « toucher partout ». Visiblement il n’osait aller trop loin encore ou ne pouvait pas. En fait, j’étais tellement excité que pour ses deux-cents balles, il aurait la totale. J’étais résolu à tout lui offrir. Il n’avait pas d’expérience, mais j’allais quand même apprendre beaucoup. L’argent c’est nécessaire, et j’en avais besoin, mais je ne le faisais plus pour cela maintenant.

Il paye avant, mais par principe je le dépose sur sa table de chevet. Il n’a d’yeux que pour mon sexe qu’il regardait intensément à travers mon jean. Ça me gênait presque. Bien que j’en avais l’habitude, j’ai peur mais une bonne peur. Peur de moi, peur de me prendre d’affection pour cet homme.

Je lui tournais de nouveau le dos. Il reposa ses mains là où il les avait laissées, sur mes hanches, par-dessus mon tee-shirt, les caressant lentement, très lentement. Il me chatouillait un peu, mais je gardais la maîtrise. Je posai mes mains sur les siennes et les guidai lentement plus bas, beaucoup plus bas, les ramenant en même temps tout doucement vers le devant. Il se plaqua alors contre moi, presque tendrement. Il avait la volonté de bien faire, que ce soit agréable. J’étais bien moi aussi.

Il m’enlaça tout doucement par derrière toujours par-dessus mes vêtements. Curieusement mon excitation montait. Je levais le menton, pour qu’il pose sa tête sur mon épaule, et que mon cou soit dégagé. Le décor, l’odeur, la situation peut-être, je ne savais pas à cet instant. La perspective de ses chairs flasques ne me gênait plus. Il m’embrassait dans le cou. Il sentait bon l’eau de Cologne. Simple et efficace.

Dans mon dos, je sentais monter son excitation contre mes fesses. Son sexe durcissait en se frottant contre moi, le sillon de mes fesses épousait parfaitement sa raideur. Je sentais ses petits mouvements de balancier, comme s’il essayait de me pénétrer, juste un réflexe.

- Tu as déjà touché un homme comme cela ? Lui demandai-je.
- Non tu es le premier, mais tu n’es pas tout-à-fait un homme encore.
- Et ?
- Tu m’excites tellement Damien.
- Prends ton temps, moi j’ai tout le mien. Tu veux bien que je reste cette nuit alors ?
- Aucun problème, personne ne va t’attendre ?
- Non, ma famille est en vacances et j’ai prévu le coup.
- Il faudra être discret demain quand je te ramènerai à l’usine.
- Bien sûr !

Ses petits baisers humides, étaient agréables, presque ceux d’un grand-papa, mais d’un grand-papa qui embrassait son petit-fils. Il se mit à me lécher derrière l’oreille puis à me mordiller le pavillon. C’était chaud comme situation. Mes cheveux étaient rasés courts, alors il embrassait aussi ma tête.

Il avait enfin osé, ses mains caressaient maintenant mes fesses. Il éprouvait du plaisir, beaucoup de plaisir et je sentais de plus en plus ses légers coups de reins reflexes, presque instinctifs.
- Tu as déjà eu des relations sexuelles avant ? lui demandais-je

Il y eu un silence

- Non, tu es le premier.
- Ne t’inquiète pas, ça va bien se passer.
- Et toi ?
- Oui, des hommes, des femmes.
- Tu me raconteras ?
- Peut-être, pourquoi ? ça t’excite ?
- Oui beaucoup.
- Ça me gêne que tu n’aies que 17 ans.
- Moi pas. Si tu veux pour le prix, on fera comme si tu m’avais donné 500, tu peux aller jusqu’au bout !
- Tu es sûr ?
- Oui j’en ai envie de te faire l’amour ! J’ai envie que tu me prennes entièrement !

Mes bras pendaient le long de mon corps, un peu écartés. Je lui laissais toute l’initiative. Enfin il osa faire le tour et dégrafer un à un chacun des boutons de mon 501. Pour l’aider, je détachais la boucle de mon ceinturon et le fit glisser hors des passants pour l’enlever complètement. En l’ayant en main, il me vint une autre idée pour « pimenter » comme j’en rêvais, alors je jetais ce ceinturon de cuir sur le lit pour plus tard. Au passage, il se risqua à caresser mon sexe par-dessus mon jean, d’abord une première fois, rapidement, comme si j’allais l’en empêcher, puis il recommença plusieurs fois. Mon jean tenait encore seul. Il m’enlaça au niveau du bas-ventre, à la lisière de mes poils pubiens, et cette fois il souleva mon tee-shirt et caressât ma peau nue au niveau des marques de la taille, remontant jusqu’aux côtes, ma poitrine, mes tétons, des va-et-vient du bas vers le haut et du haut vers le bas. Il se lança dans une exploration tactile le long du « V » de mes abdominaux qu’il essayait de suivre comme un sentier balisé qui menait à mon sexe. Mon ventre était plat, dur et ferme en ce temps-là et il n’était pas le seul, ça devait le changer.

Enfin, il se décida dans une pulsion de courage. Il glissa sa main droite dans mon slip, laissant l’autre toujours explorer mon ventre, mon nombril, tandis qu’il m’embrassait dans le cou. Je le senti descendre, fouiller maladroitement dans mes poils pubiens méticuleusement taillés, puis ça y était ! Il touchait au bonheur, et curieusement moi aussi. Je me demandais ce qu’il pensait à cet instant, en faisant main-basse sur la raideur de mon plaisir, sur mon gland humide. Sa main entrait et sortait avec précaution, doucement, caressant mon sexe si dur et dressé. Il descendait bas jusqu’à mes testicules, les attrapait en douceur, remontait, descendait, sa tête toujours posée sur mon épaule dispensant plein de petits bisous. J’étais étonné de tant de délicatesse et de douceur, je m’attendais à un ogre sans manière, puisant goulument son inépuisable source de bienfaits dans la Corne d’Amalthée.

Mes yeux à moitié fermés, Je le voyais dans la psyché rangée dans le coin de la pièce, les yeux fermés aussi, presqu’apaisé. Son souffle se ralentit comme s’il était soulagé d’avoir enfin touché son Graal, d’avoir enfin touché le sexe d’un jeune homme, comme dans ses rêves d’adolescent après les parties de rugby. Il entra sa seconde main et baissa mon jean et mes sous-vêtements d’un coup, Je n’avais plus que mon tee-shirt que maintenant que j’enlevais moi-même. J’étais complètement nu.

Lui derrière moi, mes bras le long du corps, il caressait mon sexe sans se lasser.

- Laisse-moi te regarder me demanda-t-il.

Il prit un peu de recul et cet homme de 55 ans regardait ce garçon mince et sec de 17 ans, nu, qui bandait pour et grâce à lui. Pour la première fois de sa vie il regardait librement sans rougir, sans honte, ce qu’il aurait dû faire il y a au moins 40 ans.

Il posa sa main bien à plat sur ma poitrine imberbe, la caressant avec douceur, passant sans s’y arrêter, descendant sur les abdominaux. Il posa son index sur mon sternum, le faisant glisser jusque dans le nombril. Il avait les mains chaudes. Il me léchait les tétons maintenant, la poitrine jusqu’au nombril. Je le laissai faire. D’une main il attrapa mon sexe tendu. Je baissais les yeux pour vérifier les effets de cette exploration digitale. Quarante ans de pulsions refoulées, de désirs inavouables se dressaient maintenant devant moi.

- Serre le fort !

Je sentis sa main serrer ce jeune pénis tout dure avec fermeté mais sans excès.

Comme je le lui avais promis, il pouvait m’embrasser. Ses lèvres touchèrent les miennes et sa langue commença à fouiller à la recherche de la mienne.

Il avait une main sur ma hanche, l’autre tenant mon membre si humide, sur lequel il exerçait des vas-et-viens continuels. Nul besoin de lubrifiant. Puis il lâcha la barre et caressa de nouveau mes fesses, entrant leur sillon pour atteindre mon petit gouffre avec lequel il joua des minutes entières, se risqua même à le lécher goulument. Il allait d’une face à l’autre. Il ne savait plus où donner de la tête, tellement il avait la liberté du choix.

J’éprouvais du plaisir moi aussi et je sentais monter la pression. Mon bas-ventre me brûlait jusque sous les testicules. Il fallait que je tienne. A sa grande surprise, je l’ai déshabillé, il se laissa faire. Ce n’était pas ce qu’on pouvait appeler un bel homme, mais ça m’excitait de le voir, presque gêné d’être nu devant un gamin. Le contraste de nos corps était tel que j’étais encore plus excité que lui. J’arrivais à mes fins. Il était maintenant ma chose et il avait payé pour. Il se laissait désormais faire après tant d’initiatives courageuses. Je découvris un sexe énorme comparé au mien. Son gland bleuté était luisant, ses testicules avaient au moins deux fois la taille des miens et pendaient en dessous, sa peau était brune. Je saisis nos deux sexes et les frottais ensemble, quel contraste des couleurs. Le mien était tout rose et mon gland faisait la moitié du sien. J’avais honte pour une fois. Nos sécrétions se mêlaient tandis que je les frottais tous les deux avec mes mains.

Je me mis à genoux et je caressais son intimité, mais j’étais plus expérimenté de ce côté, et je savais par où le prendre pour ne pas qu’il explose trop vite. Je l’avais tellement excité que son sexe était poisseux dans ma main, idem pour moi. C’était un terrain miné dont je connaissais l’emplacement de chaque détonateur et les évitais soigneusement. En cadeau de bienvenue, je commençais une fellation de cette organe si épais et si ignorant du plaisir. Il haletait sous l’effet de ma langue, pour la première fois on le suçait.

Il voulut faire de même avec mon sexe et s’agenouilla pour le lécher, passant sa langue dans le sillon du frein, puis fouillant le petit orifice qui ne cessait de suinter son huile salée. Il était aux anges.

A mon tour j’explorais son corps aux chairs flasque de mes mains expertes. J’avais trouvé exactement ce que je cherchais, la perversité, le tabou absolu et immoral, je me dégoûtais presque d’éprouver du plaisir pour ça. J’étais sûr de la vindicte des censeurs de la morale. Mes mains parcouraient maintenant son corps tout entier. A mon tour je l’embrassais, et cette fois j’y mettais la langue.

Je m’allongeais sur le lit, repoussant le ceinturon qui allait bientôt servir. Pendant plus d’une demi-heure il joua avec moi, ses mains, ses doigts, sa langue et même ce large pénis n’oubliaient aucun cm² de mon corps. Avec toute sa salive dessus, mon sexe n’avait presque pas besoin de lubrifiant quand il le masturbait. Il me demanda de me mettre sur le ventre, à genoux la tête sur le lit pour lui offrir ma croupe bien écartée. Une autre demi-heure passa à me lécher mon petit anus, à passer ses doigts dessus, et même en enfoncer un délicatement dedans.

Ça y est, l’orage était sur nous et se déchaînait dehors.

Après qu’il eut bien joué, bien fouillé, je ramassais mon ceinturon et le lui mis dans la main puis je me mis à plat ventre.

- Fouette-moi !
- Oui donne-moi des coups sur les fesses !

Il hésita, me dit qu’il ne pouvait pas. Qu’il ne voulait pas me faire de mal. J’insistais, ce n’était pas un souhait mais un ordre, et pour cela, en échange, je lui permettrais de me pénétrer après.

Je posais ma tête sur l’oreiller, il leva le bras, et le ceinturon replié en deux s’abattit une première fois, mollement sur mes fesses bien rebondies, je criais :

- Plus fort ! Fouette, je veux que ça claque !

Cette fois il frappa fort, je laissais échapper un petit cri. Il frappa encore, avec plus de force cette fois. C’était bon. Il se laissait emporter, il frappait encore et encore mais sans exagération. Quand il comprit enfin le plaisir que j’y prenais, alors il prenait goût à ce qu’il faisait. Je devais me retenir, me contenir pour ne pas décharger tout de suite tellement je prenais du plaisir, the Big One ! Je jouissais sans éjaculer. Je suais à grosses gouttes et lui aussi.

Nous nous sommes enlacées, nos mains glissaient toutes seules sur nos corps luisants. Tout n’était plus que baisers et caresses. Nous n’en pouvions plus, sans cesse nous arrêtions pour laisser passer l’envie d’éjaculer et durer le plus longtemps possible.

Alors je lui donnais enfin sa récompense. J’enduisais son sexe de la vaseline que j’avais apportée. Je me mis à genoux, la tête posée sur le lit et lui dit simplement :

- Vas-y, maintenant !

Je me mis sur le dos, et j’attrapai mes jambes avec mes mains. Je sentis les siennes qui écartaient mes fesses et ce sexe maladroit qui tentait d’entrer. Il me demandait sans cesse si ça allait. J’avais un peu mal vu sa taille, mais ça allait, et il était très doux. Quand il y parvint, il poussa un cri rauque, plus un râle animal que quelque chose d’humain. Il y eu un tremblement, puis je sentis son corps se raidir. Il a tenu à peine 30 secondes avant que son sperme ne jaillisse en moi.

- Suce-moi maintenant !

A mon tour, j’éjaculais très vite tellement j’étais bouillant, il en avala une partie et déversa le reste sur son visage et sur mon ventre.

Nous avons passé la nuit ensemble, nus dans son lit, l’un contre l’autre, lui me caressant pendant mon sommeil, se laissant aller de temps en temps à mettre mon pénis dans sa bouche, moi comateux tenant le sien comme un doudou rassurant, la tête sur sa poitrine, jouant de temps à autres avec ses énormes testicules.

Personne ne sût rien de cette nuit d’orage. Nous eûmes encore deux ou trois nuits comme celle_ci cet été-là, puis ce fut la rentrée des classes, et je ne le revis plus.

Pendant 20 ans je pris la peine de poster une étrange petite carte de vœux le 19 juillet de chaque année, juste pour lui montrer que quelqu’un pensait à lui.

Puis en 2007, je me suis arrêté, je ne sais pas pourquoi.

En 2015, j’appris que Jacky était mort d’un infarctus dix ans plus tôt. Je suis allé au cimetière déposer un bouquet de fleur sur sa tombe. J’avais sans doute été le seul amant de sa vie. Il était mort comme il avait vécu, seul, mais quand la maison fut libre, il se trouva bien quelques héritiers pour se rappeler de cet homme solitaire et abandonné par les siens, puisque le nouveau propriétaire porte le même nom de famille encore aujourd'hui. Pendant deux ans ils ont reçu une étrange carte de vœux le 19 juillet.

La rentrée de 85 fut désastreuse. François et toute sa famille avaient eu un accident sur la route des vacances. Aucun n’avait survécu. Mon petit rouquin était mort.


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Commentaires de l'histoire :

Anonyme
Belle écriture et belles descriptions... La condescendance de ce jeune homme est aussi insupportable que la description de son amant de location. La fin est tellement rapide qu'on ressort frustré de cette lecture : qu'est-il advenu des autres nuits annoncées ? Mais la frustration est un supplice autant qu'un plaisir. Merci encore.
Posté le 7/01/2019

hikmatouri
je trouve le récit plus littéraire qu'érotique
Posté le 14/11/2018

Anonyme
véritable tour de force, merci
Posté le 21/10/2018

Sorggulp
Superbe récit !
Posté le 21/10/2018


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